Comment devenir guitariste professionnel ? Mon parcours complet !
Devenir guitariste professionnel…
C’est un rêve pour énormément de musiciens.
Mais derrière ce rêve, il y a une réalité que peu de gens expliquent vraiment :
👉 il n’y a ni mode d’emploi, ni chemin tout tracé.
On ne vous donne pas une feuille avec :
- les étapes à suivre
- les études à faire
- les contacts à appeler
Rien.
Dans cet article, je vais vous raconter mon parcours complet.
Sans filtre.
Et les vraies clés qui m’ont permis de devenir guitariste professionnel
Mes débuts
Mes doutes
Les moments où on m’a dit d’abandonner
Les galères (oui, il y en a eu)
Il n’existe pas un seul chemin pour devenir guitariste professionnel
Avant même de parler de mon histoire, il faut que vous compreniez quelque chose de fondamental :
👉 Il n’existe pas un seul chemin pour devenir guitariste professionnel.
Si vous prenez 10 000 guitaristes pros en France…
vous aurez 10 000 histoires différentes.
Certains :
- passent par des écoles
- d’autres sont totalement autodidactes
- certains percent sur YouTube
- d’autres tournent dans des bars pendant 10 ans avant de décoller
👉 La musique, c’est un milieu :
- imprévisible
- basé sur les rencontres
- et souvent… sur des opportunités inattendues
Et ça peut faire peur.
Mais c’est aussi ce qui rend ce métier aussi vivant.
Le déclic : une claque musicale
Retour en arrière.
J’ai 13 ans.
Un ami me prête une cassette de Nirvana.
👉 Et là… c’est une claque monumentale.
Je me souviens encore de cet été :
- j’écoute Nevermind en boucle
- tous les jours
- sans exception
Il se passe quelque chose que je ne peux pas expliquer rationnellement.
Je sais que je veux faire ça.
Pas “essayer”.
Pas “voir”.
👉 Je veux en faire ma vie.
Je m’achète une guitare acoustique à 150€.
Et là, les premières notes…
Même si c’est approximatif…
Je suis dedans !
L’obsession : 6 à 7 heures par jour
Très vite, la guitare devient une obsession.
Pendant que certains :
- regardent la télé
- sortent
- jouent à la console
Moi…
👉 je joue.
Beaucoup.
- 6 heures
- parfois 7 heures par jour
Et petit à petit, un basculement s’opère.
👉 L’école devient un plan B.
La musique devient le plan A.
Et ça, c’est un moment très important.
Parce que ça va créer un conflit.
Le choc du lycée : “ce métier n’existe pas”
Arrivé en terminale, on vous demande de faire un choix.
👉 “Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?”
On vous donne un fascicule d’orientation.
Des métiers :
- ingénieur
- infirmier
- professeur
- comptable…
Mais… Rien sur musicien.
Ou alors de manière très marginale.
Je me souviens très bien de ces soirées.
Je feuillette ce document.
Et chaque fois… Aucune option ne me correspond.
Je ne me projette dans rien.
Parce que dans ma tête, c’est clair : je veux faire de la musique.

Le décalage avec le système
À ce moment-là, il y a un vrai décalage.
D’un côté :
- moi, avec mon rêve
- mon envie de scène
- mon obsession pour la guitare
De l’autre :
- les profs
- le conseiller d’orientation
- le système scolaire
Et leur discours est simple :
“Ce n’est pas un vrai métier.”
“Il faut sécuriser ton avenir.”
“Fais des études.”
Et attention, ils ne sont pas malveillants.
Ils veulent bien faire.
Mais leur logique est différente :
- sécurité
- stabilité
- prévisibilité
Alors que la musique, c’est tout l’inverse.
La confusion totale à 18 ans
Résultat ?
👉 Je suis perdu.
Je veux faire de la musique… mais je ne sais pas comment.
Je n’ai :
- aucun contact
- aucun modèle
- aucune stratégie
👉 Juste une envie énorme.
Et à 18 ans, ça ne suffit pas toujours à structurer un projet.
La fausse bonne idée : la fac de musicologie
Le conseiller d’orientation du lycée me donne un conseil :
👉 “Fais de la musicologie.”
Je me dis :
“Ok, ça parle de musique… donc ça doit être bien.”
👉 Erreur.
Très rapidement, je me rends compte que :
- c’est très théorique
- très académique
- très éloigné du terrain
Moi, je veux :
- jouer
- improviser
- monter sur scène
Pas analyser des partitions toute la journée.
Le tournant décisif : découvrir le MAI pour devenir guitariste professionnel
Et là, coup de chance.
J’entends parler du Music Academy International (MAI) à Nancy.
👉 Une école orientée :
- musiques actuelles
- scène
- studio
- professionnalisation
Et là, pour la première fois : je vois une porte.
Mais même à ce moment-là…
👉 on me freine encore.
- un prof de la fac me déconseille
- le médecin universitaire me dit que c’est risqué
- on me refuse une aide financière car « aucun débouché »
On me propose même… une formation pour devenir jardinier.
C’est certainement un métier passionnant, mais mon envie était autre part.

Le MAI : immersion totale
J’intègre le MAI en septembre 2008.
Et là… tout change.
Je découvre :
- l’harmonie
- le rythme
- l’improvisation
- le jeu en groupe
- le métier
Mais surtout… Je comprends le fonctionnement réel du milieu.
Le conseil qui change tout
Un intervenant dit une phrase qui reste encore en tête :
👉 “Si vous avez le moindre doute sur votre capacité à en faire votre métier… ne le faites pas.”
Pourquoi ?
Parce que ce métier demande :
- de l’énergie
- des sacrifices
- de la résilience
Bref, la détermination est non négociable.

La sortie d’école : retour à la réalité
Et là… Fin du MAI.
Plus de cadre, de cours, de structure.
Vous êtes seul. Et c’est… brutal.
Pendant plusieurs mois :
- aucun plan
- aucun concert
- aucun revenu
Rien.
Je joue chez moi.
Je travaille.
Mais concrètement… Je n’avance pas.
Le passage à l’usine
À un moment : il faut vivre.
Je vais travailler à l’usine.
Et ça, c’est un moment important.
Parce que : vous êtes face à la réalité.
La première opportunité
Je vois une annonce sur le site « Pole emploi » (non ce n’est pas une blague) :
👉 groupe « 100% Stones » (tribute Rolling Stones)
Je passe l’audition.
Refus.
Mais… Quelques mois plus tard, téléphone.
On me propose :
- une tournée
- 30 morceaux à apprendre
- déménagement à 600 km
- départ dans 2 semaines
👉 Et là… Je dis oui.
Sans savoir comment.
Le début de la carrière
Et là, tout s’enchaîne :
- 250 concerts
- 130 dates par an
- expérience énorme
Et surtout : apprentissage réel du métier
Un an après l’usine… Je joue même au Stade de France avec le groupe !
La vraie leçon pour devenir guitariste professionnel : provoquer la chance
Ce parcours montre une chose : la chance n’est pas magique
elle se provoque
Par :
- la répétition
- la visibilité
- les rencontres
C’est une vérité : le réseau est fondamental.
Même un excellent musicien peut rester invisible.
Grâce à ça; je pars en tournée avec d’autres artistes/groupes :
- Biga Ranx (5 ans)
- festivals majeurs
- plateaux TV
- Asian Dub Foundation
Et toujours via des contacts
Les 4 clés essentielles pour devenir guitariste professionnel
1. Détermination totale
2. Réseau
3. Action
4. Engagement total


